Deux livres

Cinq personnes assassinées dans un laboratoire, dont 2 chercheurs scientifiques, un cobaye humain et un agent du FBI ; un profiler qui pratique la méditation zen et les arts martiaux, vivant reclus depuis le meurtre de sa femme par un serial killer ; une flic esquimaude arriviste aux mœurs contradictoires ; une fillette surdouée et un ado autiste : ceci n’est qu’un aperçu des personnages impliqués dans ce thriller/polar très bien construit qui nous mène d’un laboratoire à Fairbanks en Alaska au Vatican, en passant par les Philippines, Nice et la Californie.
Une histoire dense d’un peu plus de 600 pages qui nous tient en haleine grâce à un suspens habilement dosé. On pourrait croire à un moment donné que « Le Dernier Testament » est une autre version du « Da Vinci Code », mais pas du tout, l’histoire est beaucoup plus crédible et fondée.
A signaler : ce livre a été élu « Grand prix de littérature policière » en 2005. Je le conseille aux amateurs de bons thrillers, pas trop gore pour une fois !
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Lente et imperceptible chute vers un trou noir, le « fond »…
« Tomber sept fois, se relever huit » est un récit autobiographique de Philippe Labro. C’est très humble et courageux de sa part de nous décrire « ce qui lui est arrivé ».
« Ce qui lui est arrivé » justement, c'est-à-dire une dépression, peut arriver à tout le monde, à vous, à moi, à un proche, sans crier gare.
C’est son parcours que nous décrit là l’auteur, sans fard et avec des mots simples, et il nous fait bien comprendre que cela n’arrive pas qu’aux autres et qu’une personne malade de dépression n’est pas un pestiféré mais quelqu’un qui a besoin d’une aide extérieure pour guérir. On plonge avec Philippe Labro et on remonte la pente avec lui. Cela commence par un détail, un petit truc qui bascule, une perte d’énergie, puis une grande fatigue qu’aucune vitamine, aucun repos et aucune cure de sommeil ne peut guérir. Petit à petit il touche le « fond » (le fameux « fond »). Un reste de lucidité le pousse à consulter, il se voit proposer un traitement (et même plusieurs car le premier essai échoue) et un jour, presque miraculeusement et alors qu’il n’y croit plus, il retrouve le « goût de la tartine » et c’est le début de
Un récit admirable qui aide à faire comprendre le processus de ce phénomène destructeur, de cette « broyeuse qui ronge le ventre » à ceux qui n’ont jamais connu « ça », ceux qui croient qu’il faut juste se secouer un peu pour retrouver le sourire.
Si cette maladie vous intrigue, vous interpelle, vous laisse perplexe ou démuni, je vous recommande fortement ce livre, très riche d’enseignements.